Camille Bromberger

Camille Bromberger

Educatrice spécialisée depuis dix ans, je me suis toujours intéressée aux bienfaits que pouvaient apporter l’animal aux personnes en difficulté.

J’ai exercé tant dans le social que le médico-social : Institut Médico Pédagogique pour enfants polyhandicapés, Institut Médico Educatif pour adolescents autistes et TED, Maison de l’Enfance à Caractère Social et Bureau de l’Aide Sociale à l’Enfance de Paris depuis 2012.

Au cours de ces années en tant qu’éducatrice spécialisée, j’ai pu constater l’importance des liens unissant des personnes fragilisées et leurs animaux ainsi que la tristesse que peut engendrer la séparation, lors du placement d’un enfant par exemple. En effet, pour certains de ces enfants, l’animal constitue le seul lien affectif sur lequel ils puissent compter. Il s’agit généralement de chiens, mais parfois aussi de chats ou tout autre animal, qui, fidèle, cherche le lien avec son maître et sensible, se rapproche des enfants en souffrance.

L’humain est un être sociable, il ne peut se construire que dans la relation à l’autre, il puise sa valeur dans le rôle qu’il joue envers les autres et en retour, dans le regard de ceux-ci. Lorsque la personne ne perçoit pas de rôle social pour elle-même, il n’y a pas de motivation à l’apprentissage, à la résolution de ses problématiques, au maintien de ses capacités.

La question devient « Pourquoi le faire ? Pour quoi le faire ? Pour qui le faire ? »
Lors de mon expérience en MECS (Maison d’Enfant à Caractère Social) et à plusieurs reprises, des jeunes n’ayant que peu de liens familiaux ont pris sous leur aile des animaux perdus, notamment des chats. Pour de courtes périodes, la présence de ces animaux leur était alors autorisée. Dans ces cas-là, l’équipe a pu se rendre compte d’un apaisement du jeune, d’une attitude très responsable envers l’animal. L’attention portée à l’animal encourageait le jeune à se projeter dans l’attention que nous pouvions porter à sa propre situation.

J’ai toujours vécu avec des animaux, les liens naturels que je peux créer avec eux sont basés sur l’échange et la douceur. Ils travailleront par plaisir et cherchent le contact avec les humains. Ils sont attentionnés, doux et l’éducation qu’ils ont reçue permet à tous de pouvoir avoir une activité avec eux. Ils sont sélectionnés parce qu’ils ne sont pas agressifs et ne s’opposent pas au travail. Forte d’expérience, j’ai décidé de me former à la médiation animale (ou zoothérapie) à L’institut Français de Zoothérapie en 2014 afin de pouvoir proposer les bienfaits des animaux médiateurs aux personnes fragilisées. J’ai pu théoriser mes expériences et ainsi évaluer le bien-fondé de ce que je pressentais. Nous avons abordé la zoothérapie en fonction de la spécificité des publics, des difficultés et pathologies individuelles.
Afin de compléter cette formation, j'ai passé et obtenu le CCAD à l'école vétérinaire de Maison Alfort, diplôme autorisant à mettre en contact du public et des animaux de compagnie.

Début 2017, j'ai été formée par Chantal Hazard (ancienne enseignante et créatrice de la Société FIMAC CANIN) à la Méthode PECCRAM (Programme d'Education à la Connaissance du Chien et au Risque d'Accident par Morsures). J'ai donc les compétences nécessaires pour intervenir dans les écoles maternelles et primaires afin d'enseigner aux enfants une approche responsable du chien.

J’ai donc créé Médipattes en ayant pour but d’intervenir dans les institutions médico-sociales avec mes animaux médiateurs parfaitement formés afin d’apporter, dans le cadre de son projet personnalisé, un mieux être à la personne concernée.

Médipattes se donne pour objectif de maintenir ou d’améliorer le bien-être physique, psychologique cognitif et affectif et de rompre l’isolement par le biais de la relation à l’animal et en utilisant ses bienfaits naturels, pour des personnes atteintes d’une fragilité affective, d’une maladie mentale, d’un handicap physique ou auprès de toute personne qui en ressentirait le besoin.

Médipattes intervient au sein de structures de soin, d’accompagnement social ou à domicile. Les séances d’accompagnement se déroulent de façon individuelle ou collectif, toujours en lien avec leur projet individualisé et avec les professionnels qui l’entourent.

Les animaux médiateurs

  • Le chat
  • Havane

    Havane est un British shorthair de deux ans. Il ne travaille qu’à mon domicile. Le british shorthair est un chat gentil, digne et réservé, mais il a tendance à se considérer sur le même plan que l’homme, ce qui peut en faire un individu têtu et envahissant. Ces caractéristiques le rendent intéressant au travail.

  • Les chiens :
  • Farook & Muffin

    Le Golden Retriever est un chien de taille moyenne reconnu pour ses capacités de travail (chien d’aveugle, handichien..). Son poil long et soyeux attire les caresses et donc le contact. Parfaitement équilibré, il établit un contact facile et sans jugement en étant doux et joueur à la fois. Très attaché à son maître, il travaillera à ses côtés avec plaisir et sera attentif à ses patients. Farook est le premier golden retriever de Médipattes, c’est un chien guide d’aveugle réformé de cinq ans.

    Lexie

    Le Cavalier King Charles est un chien de petite taille qui permet un travail différent de celui apporté par le golden retriever. Il est gai, affectueux et spontané avec les humains.

    Les animaux médiateurs, impliqués dans les séances sont soumis à des normes préétablies de santé, de comportement et d'éducation. L'exercice de la médiation animale en milieu institutionnel demande l'observation de règles élémentaires de prudence, d'éthique et de sécurité. C'est pourquoi, la mise en place d'un programme en médiation animale exige à la fois des connaissances de la lecture de l'animal et celle des problèmes vécus par les patients. Le chien médiateur est donc formé pendant sa première année. Pendant cette année, il est en contact avec le public afin de s'habituer à son environnement de travail. Lors de son première anniversaire, il est certifié par l'Institut Français de Zoothérapie.